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Veut-on faire du « je retiens » sur le prix de la main-d’œuvre de la construction des maisons pour les sinistrés ?

Publié le par nassaramoaga

Plusieurs formes d’aide ont été apportées aux sinistrés de la pluie diluvienne qui s’est abattue le 1er septembre 2009 sur Ouagadougou. C’est ainsi qu’à côté de la nourriture, des tentes, des couvertures et autres nattes données aux sinistrés sur les sites, il a été décidé d’aider autrement les maçons sinistrés résidant ou non sur les sites. Dans ce cadre, 100 personnes ont été sélectionnées à Ouagadougou et ont suivi une formation de construction de 467 maisons en banco amélioré pour des sinistrés à travers un projet dénommé HELP.


http://rij-burkina.org/local/cache-vignettes/L440xH330/Ouagadougou_pluie-fbf37.jpg

Le but visé est de permettre à ces maçons eux-mêmes sinistrés d’avoir de quoi construire leurs maisons, leurs concessions détruites ou endommagées par la pluie diluvienne. Au cours de la formation dispensée par un expatrié qui est aujourd’hui au Niger, il a été convenu par exemple que la main d’œuvre d’une maison de 16 tôles reviendra à 526 618 F CFA. Alors qu’ils s’impatientaient de commencer les travaux de construction 3 mois après la formation, c’est avec étonnement qu’ils vont apprendre que le montant de la main-d’œuvre a fondu comme du beurre au soleil. Selon des informations qui nous sont parvenues, leur interlocuteur, dans le cadre du projet, leur a fait savoir dans un premier temps que la main-d’œuvre d’une maison de 16 tôles sera payée à 60 000 F CFA. Et dans un deuxième temps à 75 000 F CFA suite à la protestation des maçons. Et c’est à prendre ou à laisser.


Explication donnée à cette diminution drastique du montant : des maçons n’ayant pas bénéficié de la formation, que l’intermédiaire a contactés, ont fait savoir que la main-d’œuvre en question n’excéderait pas 40 000 F CFA. Et c’est sur cette base que les sommes de 60 000 puis 75 000 F CFA ont été arrêtées. Mais les maçons formés font savoir que les maisons à construire obéissent à des normes précises édictées par le projet comme par exemple une fondation de deux couches de briques en ciment, la protection des parois des murs avec du grillage avant de crépir, les briques en banco amélioré qui doivent être gardées à l’ombre, etc. Les mêmes font également savoir que le montant de la main-d’œuvre a fait l’objet d’un accord écrit. Et il n’est pas question que celui-ci soit unilatéralement divisé pratiquement par 7 au moment de l’exécution du projet. Face à la situation, les intéressés se posent moult questions. Les responsables du projet sont-ils vraiment au courant de ce qui se passe ? Veut-on faire du « je retiens » sur leur main-d’oeuvre ?

 

Source : LeFaso.net

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raissa 22/03/2010 19:11


Ca partait d'une bonne initiative, dommage que ça se passe comme ça.
Je ne suis pas retournée à Ouaga depuis les inondations, mais j'imagine qu'il reste beaucoup à reconstruire encore...