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Les inondations "auraient mangé" des recettes publiques

Publié le par nassaramoaga

Projet de budget de l’Etat 2010



Budget déficitaire sur fond de baisse des recettes propres de l’Etat. C’est sous ce double signe que s’annoncent les comptes publics exercice 2010, dont rapport a été fait hier lundi 23 novembre 2009 à l’Assemblée nationale.



« Au regard de la pertinence des mesures prises dans le projet de budget de l’Etat, gestion 2010, la commission des finances et du budget recommande à la plénière l’adoption du projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat gestion 2010 avec les amendements joints en annexe » :


conclusion du rapporteur général de ladite commission, le député François Xavier Konséibo, au terme de deux heures de lecture du document. Nul doute que ce projet de loi de finances deviendra loi dans le délai légal de soixante jours dont dispose la représentation nationale, dominée par le parti au pouvoir, pour s’y prononcer. Et pour cause.


Toutefois, la minorité qui la rejettera ne manquera pas d’arguments pour se faire écouter à défaut de se faire entendre.

Avec des recettes totales de huit cent quatre-vingt-dix milliards sept cent soixante-douze millions six cent cinquante-un mille ( 890 772 651 000) francs CFA contre des dépenses de mille cent cinquante-deux milliards trois cents millions cent cinquante-huit mille (1 152 300 158 000) francs CFA, le budget à venir enregistre un manque à gagner, ou besoin de financement dans le jargon sibyllin des spécialistes, de deux cent soixante milliards de francs CFA ;


un déficit, comme il est de coutume de le constater, dans le portefeuille annuel de l’Etat. Mais la particularité de la gestion budgétaire à venir réside dans le recul des recettes totales par rapport à celles de l’année en cours, c’est-à-dire huit cent quatre-vingt-sept milliards cent soixante-seize millions trois cent soixante-deux mille (887 176 362 000) francs CFA contre neuf cent dix-neuf milliards quatre cent trente-deux millions soixante-dix-huit mille (919 432 078 000) francs CFA ; soit une contraction de l’ordre de 3,5%.


Raison de cette contreperformance ? La conjoncture économique mondiale, selon le rapporteur général de la commission des finances et du budget :


« Le budget de l’Etat, gestion 2010, s’élabore dans un contexte de chocs importants sur l’économie mondiale avec pour conséquences le ralentissement de l’activité économique et une baisse de la demande globale ».


A ces causes exogène, s’ajouteraient des facteurs défavorables, endogènes : « Au Burkina Faso, la projection de croissance montre que le taux ne serait que de 3,5% en 2009 et de 5,7% pour 2010 contre 5,1% en 2008.


A cette situation s’ajoutent les effets des inondations du 1er- Septembre, qui ont occasionné de nombreux dégâts matériels », a poursuivi le député François Xavier Konséibo.


Alors, le gouvernement a proposé une batterie de mesures pour la dynamisation des réformes, nécessaires à une mobilisation optimale des ressources et à un renforcement du climat des affaires. Il s’agit, entre autres, de :


- l’institution d’une taxe sur les appels téléphoniques entrants. Cette charge sera supportée par les clients des opérateurs étrangers et recouvrée par les opérateurs de téléphonie établis au Burkina au profit du budget de l’Etat ;


- l’exonération, en 2010, de droit de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation de micro-ordinateurs au profit des établissements d’enseignement préscolaire, scolaire, secondaire et universitaire ;


- l’exonération, en 2010, de droit de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation de matériel spécifique de presse au profit des entreprises privées de la presse au regard "de son rôle social mais aussi des efforts de restructuration du secteur par les acteurs eux-mêmes" ;


- l’exonération, à l’importation et/ou à l’acquisition, des téléphones mobiles et fixes de droit de douanes et de la TVA ; 


- l’élargissement de l’assiette fiscale par le recensement régulier des contribuables et leur immatriculation ; 


- l’utilisation rigoureuse des procédures de recouvrement forcées ; 


- la promotion de l’éthique et de la déontologie.


 

Source : L'Observateur Paalga (Alain Saint Robespierre)





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