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Le Rapport 2010 d’Amnesty International

Publié le par nassaramoaga

La situation des droits humains dans le monde

 

 


 

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   www.amnesty.org

 

  

L’ONG Amnesty international a publié jeudi dernier son rapport 2010 sur la situation des droits humains dans le monde. Ce volumineux dossier recense et analyse les atteintes aux droits humains perpétrées au cours de l’année 2009 dans 159 pays. C’est surtout à l’impunité de ceux, dirigeants politiques ou chefs militaires, qui ont ordonné ou approuvé des meurtres, des disparitions forcées, ou des actes de torture systématiques, y compris des viols, que l’organisation non-gouvernementale s’attaque. Pour elle en effet, ces crim es prévus par le droit international doivent faire l’objet d’une compétence universelle, afin que règne une « justice mondiale », selon le mot de son secrétaire général par interim, Claudio Cordone, qui signe l’avant-propos du rapport, intitulé « La quête de justice : pour le respect de tous les droits, pour le respect des droits de tous ». Ce principe de compétence universelle pose néanmoins problème pour de nombreux pays, et le rapport note que seule une quarantaine d’Etats a adopté « des lois confirmant ou renforçant le principe de la compétence universelle pour les crimes prévus par le droit international ». Les autres considèrent que la souveraineté étatique est supérieure à toutes les autres considérations. C’est le  cas notamment d’un certain nombre de pays africains, qui ont vigoureusement réagi contre le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre du Président El Béchir. « Malgré la gravité des crimes reprochés à ce dernier, l’Assemblée de l’Union africaine, présidée par la Libye, a demandé une nouvelle fois au Conseil de sécurité des Nations unies de suspendre la procédure entamée contre le Président soudanais », mentionne le rapport. Malgré cette réaction, Amnesty international considère le mandat d’arrêt contre El Béchir comme une avancée très importante en matière de justice mondiale : « L’année 2009 a  marqué un tournant, puisqu’elle a vu un chef d’État en exercice, le Président soudanais Omar el Béchir, faire l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la CPI, pour cinq chefs de crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, transfert forcé de population, torture et viol) et deux chefs de crimes de guerre (dont le fait d’avoir mené des attaques intentionnelles contre la population civile). » Pour l’ONG, il est encourageant que les gouvernants en exercice ne se sentent plus au-dessus des lois. Mais encore faudrait-il que ce principe soit érigé même dans les pays les plus puissants de la planète. Or, Amnesty international note que parmi « les 110 pays qui avaient ratifié le Statut de Rome de la CPI, on ne trouvait ainsi à la fin de 2009 que 12 membres du G20. La Chine, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, la Russie et la Turquie, pour ne citer qu’eux, ont choisi de se tenir à l’écart des initiatives de justice internationale, lorsqu’ils ne cherchent pas à les saper. Les États-Unis ne se soumettent pas à la compétence de la  CPI et échappent ainsi en partie aux pressions de ceux qui voudraient les voir agir sur les abus qu’ils ont commis au nom de leur stratégie de lutte contre le terrorisme ». Amnesty international ne met pas en cause que des gouvernements. En effet, le rapport fait aussi valoir le fait que « les décisions prises par les entreprises et l’inf luence qu’elles exercent peuvent avoir un impact majeur sur les droits fondamentaux des personnes. Trop souvent, des sociétés privées profitent de l’absence de réglementation effective, voire n’hésitent pas à travailler en étroites relations avec des gouvernements répressifs et souvent corrompus, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses ». A cela aussi, Amnesty international espère mettre un terme. L’ONG se félicite d’ailleurs qu’en décembre 2009, « un tribunal néerlandais ait accepté de donner suite à une plainte portée contre la société Shell par quatre ressortissants nigérians, qui demandaient à être indemnisés pour le préjudice qu’avait entraîné pour eux une pollution par le pétrole », ainsi que de l’accord de la société de négoce international de matières premières Trafigura, poursuivie devant les tribunaux britanniques dans une affaire qui a fait beaucoup de bruit, de verser, dans le cadre d’un arrangement à l’amiable, 45 millions de dollars à environ 30 000 personnes victimes du déversement de déchets toxiques à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

 


 

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Les principales atteintes aux droits humains en 2009



Dans son rapport 2010, Amnesty international pointe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les autorités de l’Arabie saoudite, de la Syrie et de la Tunisie qui n’acceptent pas la critique, ainsi que l’Iran où la répression s’est accrue. En Asie, le rapport dénonce les pressions, arrestations et persécutions subies par les défenseurs des droits humains en Chine, et les répressions sévères de la Corée du Nord et du Myanmar. Amnesty international indique également les restrictions de la liberté d’expression survenues en Russie, en Turquie, au Turkménistan, en Azerbaïdjan, au Bélarus et en Ouzbékistan. Sur le continent américain, le rapport recense des centaines d’homicides illégaux commis par les forces de sécurité au Brésil, en Jamaïque, en Colombie et au Mexique. Les Etats-Unis sont également mis en cause pour les violations perpétrées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En Afrique, enfin, Amnesty international dénonce les homicides illégaux des gouvernements guinéen et malgache, ainsi que les restrictions à la liberté d’expression dans des pays comme l’Éthiopie et l’Ouganda. Dans les pays en proie à des conflits armés, le rapport fustige le mépris pour les droits des civils : c’est le cas pour la RDC, le Sri Lanka, le Yémen et Israël, ainsi qu’en Afghanistan, au Pakistan, en Irak et en Somalie. En plus de ces atteintes à la vie et à la liberté d’expression, Amnesty international souligne le fait que 2009 a aussi été l’année d’expulsions forcées et collectives, notamment en Angola, au Ghana, au Kenya et au Nigeria. Les violences domestiques, viols, sévices sexuels, et autres mutilations à l’encontre des femmes sont également des phénomènes répandus sur tous les continents.



burkina-Faso-copie-1.gifLe Burkina Faso dans le rapport



Le Burkina Faso est loin d’être parmi les pays les plus mis en cause dans le rapport 2010 d’Amnesty international. Ce dernier mentionne néanmoins quelques points qui posent de sérieux problèmes. Le rapport pointe ainsi des tentatives de manœuvres d’intimidation, voire les arrestations que subissent les militants des droits humains au pays des hommes intègres, ainsi que les discriminations et le statut inférieur dont pâtissent les femmes, ce qui réduit leurs possibilités d’obtenir des soins médicaux et contribue au taux élevé de mortalité maternelle, qui avait d’ailleurs déjà été mis en lumière par un ouvrage de l’ONG intitulé « Donner la vie, risquer la mort - La mortalité maternelle au Burkina Faso ». Ce document établit que chaque année, au Burkina Faso, plus de 2 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Le rapport 2010 d’Amnesty international fustige enfin le maintien au Burkina Faso de « certaines pratiques traditionnelles dangereuses (...) notamment les mutilations génitales féminines et le mariage précoce. 

 


Source: L'indépendant( Nelly Fualdes (stagiaire).


 

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Ce qu'on dit de la France





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Le Rapport 2010 d’Amnesty International

 


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