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Le Djembé

Publié le par nassaramoaga

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Le djembé est un instrument de percussion africain composé d'un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d'antilope à l'aide d'un système de tension (originellement des chevilles en bois ou des cordes en peaux, maintenant le plus souvent des cordes synthétiques et des anneaux en fer à béton), que l'on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de timbre. La forme évasée du fût viendrait de celle du mortier à piler le grain.

 

Il vient de l'Empire Mandingue (Afrique de l'Ouest), mis en place par Sundjata Keïta au

XIIIe siècle, qui s'étendait de la Guinée à l'est du Mali, et au nord de la Côte d'Ivoire en passant par le Burkina Faso.

 

C'est dans les années 1950 que le djembé commence à s'exporter en dehors de l'Afrique, grâce à Fodéba Keïta et les ballets africains puis grâce à la Guinée et son http://seniwe.free.fr/images/djembe.gifprésident Sekou Touré, qui érigea le ballet national de la république comme vitrine de son régime.

 

C'est dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefola (joueurs) issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, le plus connu d'entre eux, mais aussi Amadou Kiénou, Famoudou Konaté, François Dembélé, Adama Dramé, etc.) qui jouent régulièrement et ont fondé des centres d'apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon.


Source : Wikipedia

 

 

 

 

Origine du Djembé


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Un instrument de légende

 

Instrument à percussion, le djembé a une fantastique légende presque inconnue. Même en Afrique, son berceau. Instrument traditionnel africain, il a séduit et conquis l'occident où son commerce est très florissant. Mais si les opérateurs économiques qui l'exportent font facilement fortune, les fabricants tirent paradoxalement le diable par la queue. C'est peut-être cela aussi la légende du djembé.

 

"Le djembé est certainement l'instrument à percussion le plus populaire du monde", pense Séga Sidibé.

Une conviction partagée par beaucoup d'artistes sur le continent et dans le monde. On comprend alors aisément que les Sénégalais, les Guinéens voire des Gambiens disputent aujourd'hui sa paternité aux Maliens. Pour Séga Sidibé, "Les Maliens ont tellement négligé et délaissé le djembé et méprisé les batteurs, à cause des préjugés sociaux, que de nos jours on attribue, surtout les occidentaux, son invention à la Guinée, au Burkina Faso, au Sénégal ou à la Gambie".

 

Selon des historiens, des griots et des célèbres batteurs comme Séga Sidibé et François Dembélé, le Djembé est "originaire du Mali".


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Il a été inventé sous l'empire du Mali. Précisément à la période de son apogée, sous Kankou Moussa, le successeur de Soundiata Kéita. Avant le djembé, le "djidoundoun" (une calebasse renversée dans une autre ou dans une tasse pleine d'eau qu'on joue généralement avec des louches). Le rythme du djembé est une reproduction de celui du djidoundoun. C'est un jeune de Sa

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kabari (Kita) qui l'a inventé. Certaines sources précisent qu'il s'appelait Djimé dont la progressive déformation aurait donné Djembé. Littéralement, il faut entendre par djembé l'instrument de Djimé. Il est en tout cas évident que le jeune inventeur s'est inspiré du traditionnel mortier pour donner une forme à l'instrument recherché. Le tronc d'arbre taillé fut ensuite recouvert par la peau tannée. Et il a petit à petit peaufiné son travail jusqu'à avoir satisfaction au niveau de la forme et de la sonorité. Le design du djembé ne cesse d'évoluer au gré des créateurs et des artistes. Actuellement, on distingue plusieurs formes de djembé. Dun-dun, tamani, chumba... sont inspirés de l'instrument à percussion.


Source : www.mali-music.com



Jeu


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Il est joué, à l'origine, à pleines mains pour accompagner des faits sociaux tels que les mariages, baptêmes, circoncisions, récoltes, etc. Ceci avec des rythmes particuliers à chaque occasion et chaque groupe ethnique.

 

http://www.percussion-africaine.net/photo-percussion/dundun-43.jpgLe djembé fait partie d'un ensemble polyrythmique, et ne s'entend que très http://www.percussion-africaine.net/photo-percussion/kenkeni-43.jpgrarement seul. Les membres de cet instrumentarium sont le doundounba, le sangban, le kenkeni, plusieurs djembés d'accompagnements et un djembé soliste. De plus, il est presque indissociable de la danse africaine dont les phrases du soliste marquent les pas.

 

http://www.percussion-africaine.net/photo-percussion/sangban-40.jpgD'un point de vue général, on peut associer les sons graves au centre de la peau et les sons aigus à sa périphérie.

 

Quatre sons principaux peuvent être effectués avec un djembé, et dépendent d'une part de l'endroit où l'on frappe la peau et d'autre part, de la partie de la main qui la frappe :

 

la « tonique »


    C'est un son mat et sec, obtenu en frappant le bord de la peau avec l'ensemble des doigts.

    Pour ce son, on travaille avec la ou les deux premières phalanges des doigts sur la périphérie de la peau et le plus près possible de l'« arrondi » (la zone du fût de bois où repose la peau qui est aussi souvent appelée frappe). Le son doit être sec et bref : on identifie souvent un problème de structure (mauvais profil de la frappe, cerclages supérieurs non parallèles au fût entraînant des irrégularités de tension de la peau...) ou de tension de la peau lorsque la « tonique » sonne long : généralement on perçoit des harmoniques métalliques.

 

le « claqué »


    C'est le son le plus aigu et souvent le plus puissant (nb : chez Famoudou Konaté ce sont les toniques qui sont plus fortes que les claqués), obtenu en claquant la peau sur le bord avec la paume de la main et le bout des doigts.

    La peau est frappée énergiquement de biais au niveau de la frappe (arrondi) avec le bord de la paume (pour être précis, avec la zone des articulations entre la paume et les troisièmes phalanges) ; pour ce son, c'est la paume qui frappe mais ce sont les doigts qui produisent le son : les doigts doivent être souples, de manière à venir frapper la peau dans leur course (du fait de leur « élan »). Il en résulte un son puissant caractérisé par cet effet de « claque ». C'est pourquoi il est très utilisé lors des solos pour apporter des hausses de niveau sonore, des relances et du dynamisme au rythme.

 

la « basse »


    C'est le son grave, obtenu en frappant la partie centrale de l'instrument avec toute la main.

    Pour ce son, c'est la base de la paume qui frappe (au niveau de la base du pouce). La basse est le son qui permet d'imprimer le rythme lorsque l'on joue.

 

le « matté »


    C'est le son étouffé, obtenu en empêchant la peau de vibrer. La peau est maintenue par la main faible placée à la basse puis la peau est frappée par la main forte. Il existe donc le matté claqué et le matté tonique.

 

le « fla »


    Ce n'est pas un son à proprement parler, mais une technique de jeu intervenant dans de nombreux morceaux. Il s'agit de deux frappes fortement rapprochées dans le temps, se chevauchant presque et produisant une sorte de « mini-roulement ».




Le djembé est présent aux diverses manifestations sociales lors des fêtes et danses traditionnelles : baptêmes, circoncisions, fiançailles, mariages, funérailles, assemblées, fêtes de masques, fêtes agricoles (labours, semailles, récoltes), …

 


 

Commenter cet article

booobooob 30/12/2009 15:48


Yes Nassa !
Tu dechires sur tes articles !!!!
Excellent celui ci :)
Un méga +5 Pour toi !
Yes brother !
Un peu de stand by sur le Lion en ce moment, je compose quelques titres perso, ensuite jvé chercher quelques zicos sur la toile pour jouer via le net :)
Bonne jounée man !
BIGBIGUP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


nassaramoaga 30/12/2009 15:51


big up!!!