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La révolution des consciences

Publié le par nassaramoaga

Chef de fil des non-alignés, se définissant par son refus d’adhérer à l’un des deux blocs, Thomas Sankara n’en n’est pas moins un révolutionnaire. Jeune premier ministre de Jean-Baptiste Ouédraogo en 1982, il est , la même année, limogé et mis aux arrêts.

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Certaines hypothèses lient ce limogeage à la visite d’un proche conseiller de François Mitterrand , Guy Penne. Même si l’implication de la France n’a jamais été prouvée, ni pour cet épisode, ni plus tard dans son assassinat, il n’en reste pas moins que Thomas Sankara s’était positionné comme l’homme de la rupture avec l’ancien colonisateur. Il était certainement devenu « l’homme à abattre » pour le gouvernement français, ainsi que pour certains de ses alliés africains comme Houphouet Boigny en Côte d’Ivoire.


Il prend le pouvoir le 4 août 1983 lors d’un coup d’État mené de concert avec son compagnon de lutte et co-fondateur du Regroupement des officiers communistes (ROC), Blaise Compaoré.


La révolution des consciences


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En quatre ans de pouvoir Sankara va faire bouger les lignes et rompre avec un certain nombre de pratiques de l’époque. Il mène une vie austère, revend ses voitures de luxe pour des modèles plus communs, voyage en classe économique et invite son gouvernement à en faire de même.


Il lancera de vastes programmes pour alphabétiser le peuple burkinabé, réduire la malnutrition et la déforestation. Sur le plan international, il milite pour l’effacement de la dette des pays africains.


Mais son radicalisme va l’entrainer inévitablement vers sa chute. Et dans son ombre, son homme de confiance et ami va préparer son remplacement.


Blaise Compaoré et Thomas Sankara, une fraternité mortelle


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Compaoré, second du pouvoir, profite de la lassitude du peuple qui réclame plus de libéralisme et le soutien d’Houphouet Boigny. Le 15 octobre 1987 Thomas Sankara aurait été assassiné par les milices de Compaoré. Ce dernier s’empare du pouvoir et y restera jusqu’à nos jours.


La politique de Blaise Compaoré, sur le plan intérieur, se nommera « la révolution rectifiée ». Sur le plan des relations internationales, il effectuera un réchauffement avec ses voisins et particulièrement la France.


Même s’il a pris le pouvoir plusieurs années après l’indépendance du pays, Thomas Sankara en reste surement un symbole fort.


En refusant toute compromission il a redonné une fierté au peuple voltaïque dont il a appelé le pays « BURKINA FASO », - le Pays des Hommes Intègres -, et dans le même temps il s’est condamné à une mort certaine. Il est aujourd’hui un héros de toute la jeunesse africaine.


Source : www.africa1.com

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