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Indice de Perception de la Corruption 2009

Publié le par nassaramoaga

Depuis 1995, l’IPC de Transparency International établit un classement des pays du monde en fonction de la perception du niveau de corruption. Cet indice est le résultat d’une enquête conduite auprès d’experts, d’institutions internationales, de femmes et d’hommes d’affaires, etc. afin de recueillir leur perception de la corruption au cours des deux dernières années. L’IPC 2009 a été calculé sur la base d’informations se rapportant à 2008 et 2009. Elles ont été collectées par 13 enquêtes provenant de 10 institutions indépendantes. Il mesure l’ampleur globale de la corruption dans les secteurs publics et politiques. La Nouvelle Zélande, le Danemark, Singapour, la Suède et la Suisse occupent respectivement les cinq premières places des pays les moins corrompus tandis que L’Irak, le Soudan, le Myanmar, l’Afghanistan et la Somalie occupent respectivement les cinq dernières places des pays où se pratiquent le plus de corruption.


On remarque à travers ce classement que se sont les populations des pays en guerre qui sont les premières victimes de la corruption. En Afrique Subsaharienne, le trio Botswana, Ile Maurice et Cap Vert arrive en tête des pays les moins corrompus comme en 2008. Le Burkina Faso est à la 8ème place des pays d’Afrique Subsaharienne où la corruption se pratique le moins. Dans le top dix des pays les moins corrompus, le Burkina Faso est le premier et seul pays de l’espace UEMOA et le 3ème de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana. Sur le plan mondial, le Burkina Faso se place au 79ème rang parmi les 180 pays couverts par l’enquête. Il améliore ainsi légèrement son indice qui était de 3.5 en 2008. Au cours de ces deux dernières années, les facteurs ci-après ont certainement influencé positionnement ce score du Burkina Faso : l’engagement anticorruption dans de nombreux discours des premiers responsables du pays à savoir le Président du Faso et le Premier ministre, la publication par les structures étatiques de veille et de contrôle ainsi que par les organisations de la société civile de lutte anticorruption de leurs rapports d’activités avec une forte médiatisation, les campagnes de sensibilisation développées à grande échelle en direction de plusieurs acteurs de la vie nationale et l’amélioration du climat des affaires par la réduction des délais de création d’entreprise. Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. 


Ce classement est une perception instantanée de la situation de la corruption au Burkina Faso. La méthodologie utilisée par TI repose sur une marge d’erreur de 10%. Il y a 5% de probabilité que l’IPC réel du Burkina soit inférieur à l’IPC estimé et 5% de probabilité pour qu’il lui soit supérieur. Plus les informations collectées sont fiables ou plus leurs sources sont nombreuses, plus l’écart entre l’IPC estimé et l’IPC réel sera faible. S’il y avait une erreur de surestimation, de l’indice de 5%, l’indice réel du Burkina aurait été égal à 2.8, le classant 111ème sur 180 au même niveau que l’Algérie, Djibouti, l’Egypte, l’Indonésie, le Kiribati, le Mali, Sao Tome et Principe, les Îles Salomon et le Togo Par contre une erreur de sous estimation de 5% aurait porté cet indice à 4.4 et le Burkina se serait classé 61ème execo avec Cuba et la Turquie. Tous les intervalles de confiance à 90% construits pour l’indice réel du Burkina se chevauchent montrant que les variations observées dans son estimation sont simplement le résultat des fluctuations d’échantillonnage, sans aucune évolution positive ou négative significative. La corruption affecte tous les secteurs d’activités au Burkina Faso. Elle tend à s’établir comme une norme dans le processus d’offre et de demande de services dans les administrations. La politique d’impunité, l’absence de sanctions dissuasives frappant principalement les auteurs de la grande corruption conduisent nécessairement à de telles situations.


Au Burkina Faso, c’est la volonté politique pour combattre la corruption qui manque le plus. Les Burkinabè attendent toujours un signal fort de la part des premières responsables.


Le Réseau Nationale de Lutte Anticorruption (RENLAC) Tel vert : 80 00 11 22. Site web.www.renlac.org

classement 2009 complet de Transparency International en cliquant

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