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Dans l’attente de la manne promise par le gouvernement

Publié le par nassaramoaga

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Plus d’un mois après le lancement des opérations d’attribution des parcelles et des aides aux sinistrés du 1er septembre 2009, certains sont toujours dans l’attente de la manne promise par le gouvernement. Cette lenteur des opérations est durement vécue par des sinistrés qui ne font plus la cuisine, depuis le 30 novembre 2009, ont-ils dit, date butoir qui avait été fixée par le gouvernement pour les reloger définitivement.

Le passage de 2009 à 2010 a-t-il eu un sens pour ces sinistrés du 1er septembre, occupants du site de logements temporaires de l’Hippodrome à Hamdalaye? Rien n’est moins sûr, car la vie continue comme le premier jour de leur arrivée, au moment où les uns et les autres se souhaitent des vœux de santé, de bonheur et de prospérité. En cette matinée du 4 janvier 2010, les enfants jouaient dans la cour, pendant que des femmes étaient assises devant leurs tentes et que des hommes, par groupes, échangeaient. Devant le magasin, les responsables du site, sous l’œil vigilant d’un gendarme partagent des vivres à ceux qui sont toujours sur le site. Car avec l’opération d’octroi des parcelles et des aides, certains sont partis s’installer dans des endroits aménagés par le gouvernement. En rappel, voici ce qui est prévu par l’Etat, dans le cadre de cette opération, pour soutenir les sinistrés: des vivres secs et 50000 F CFA pour ceux qui étaient en location avant le sinistre. A ces dons s’ajoutent une parcelle et des matériaux de construction d’une valeur de 280 000 F CFA pour les propriétaires de parcelles.

Si dans l’ensemble l’opération se déroule sans grandes difficultés, il est à noter que sa lenteur plonge de nombreuses personnes dans le doute. Sur le site de Hamdalaye, les 1500 sinistrés, sur les 4220 au départ, qui restent sur les lieux s’organisent, chaque ménage à sa manière pour se nourrir. Plus d’argent pour la cuisine depuis le 30 novembre 2009, ont-ils dit.


Parmi ceux qui restent toujours le site, il y a des locataires et des propriétaires de parcelles. Pour l’instant les responsables du site ne savent  pas quand prendront fin ces opérations. «Tout dépendra de la rapidité de l’équipe chargée de l’octroi des aides», nous confie Ninda Kaboré, responsable de l’action sociale sur le site. Dans ces circonstances, on ne peut que souhaiter, pour cette nouvelle année, des vœux de relogement rapide pour tous les sinistrés.


 

Source : Fasozine


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Sinistrés du 1er septembre 2009


 

Témoignage recueilli par Eric de Ouaga

 

Victime Hamado : jeune homme environ 25 ans a une femme et un enfant habitant de Lanoagyiri !vers Ouaga 2000 avant le commissariat de Ouaga 2000.


-Ce que la pluie nous a fait si nous nous parlons cela nous fait mal au cœur !
Si on ce rappelle, ça fait mal !


-Tous nos effets sont partis, il nous reste rien… Sauf la santé ! Les journalistes sont venus en retard, fallait qu’ils viennent à temps pendant l’inondation. Toutes nos maisons sont parties l’eau a tout emporté ! Maintenant je suis allé vivre à Cissin avec ma femme et mon enfant.



 

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