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Copenhague, ou la mascarade des pays du Nord !!!

Publié le par nassaramoaga

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Les pays africains auraient suspendus leur participations aux discussion à Copenhague, d'après l'AFP. Ils protestent contre le non-renouvellement des engagements contraignants des pays développés.


Les pays africains, soutenus par les pays en développement du G77, ont suspendu aujourd'hui leur participation aux groupes de travail des négociations sur le climat à Copenhague, a indiqué un ministre occidental qui a requis l'anonymat.

Selon ce ministre, les pays en développement estiment que la conférence de Copenhague néglige l'importance du renouvellement des engagements, au-delà de 2012, des pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto.

"Ils ont quitté les groupes de travail et refusent pour le moment le processus ministériel" défini par la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, réclamant une réunion des ministres exclusivement consacrée aux suites à donner au Protocole de Kyoto, après 2012.

http://www.lexpress.fr/medias/444/rechauffement-climatique_110.jpg


Les Africains pessimistes


Des consultations étaient à la mi-journée en cours entre les responsables du groupe Afrique et Mme Hedegaard, selon un délégué africain. Le protocole de Kyoto est à ce jour le seul instrument légal contraignant contre le réchauffement climatique.  Et il faisait partie de la position commune adoptée par les pays africains pour les négociations.

"Le consensus africain tourne autour de trois points, explique Salifou Sawadogo, ministre burkinabè de l'Environnement. D'abord, il faut maintenir le Protocole de Kyoto, car nous ne voulons pas de nouveaux instruments juridiques. Ensuite, nous voulons des financements prévisibles et sans conditionnalité, autour de 65 milliards de dollars pas an. Enfin, nous souhaitons aborder la question de l'énergie et des transferts de technologie qui lui sont liés".

Mais déjà, à la veille de Copenhague, la plupart des ministres africains interrogés par J.A. s'étaient montré pessimistes quant aux chances de parvenir à un accord satisfaisant. "Les caisses sont vides, nous dit-on? Pourtant, elles étaient pleines quand il s'est agit de sauver les banques de la faillite!", s'exclamait le ministre sénégalais de l'Environnement, Djibo Leyti Kâ, le 27 novembre à Deauville (France).


http://img.over-blog.com/460x276/1/23/41/67/Liberty18/COP15-A-Haitian-delegatio-001.jpg

Le plan de la dernière chance


L'accord auquel les pays en développement du G 77 (cliquez), rêvent de parvenir a été divulgué en fin de semaine dernière. Il insistait sur l'aspect contraignant dudit accord et sur l'instauration d'un Fonds global du climat qui serait placé sous le régime de la Convention des Nations unies, ce qui excluerait de facto le recours à la Banque mondiale, souhaité par les Etats-Unis. Le texte précisait également que le Fonds pour l’environnement mondial – une structure autonome et agissant depuis plus de dix ans – serait « l’entité opérationnelle du Fonds global ».


A Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement européens avaient répondu en promettant d'accorder 7,2 milliards d'euros d'aide rapide aux pays pauvres sur trois ans, soit 2,4 milliards d'euros par an en 2010, 2011 et 2012. Une somme qui financerait un fonds mondial alimenté par les nations riches à hauteur de sept milliards d'euros par an.


Mais les pays du G77 critiquent le manque d'ambition de l'UE, qui ne s'est pas prononcée sur l'aide à moyen et long terme. L'annonce européenne a ainsi été jugée "insignifiante" par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, qui représente 130 pays en développement. "Cela nourrit en réalité encore plus la défiance sur les intentions des leaders de l'Union européenne à l'égard du changement climatique."

Pour sortir de l'impasse deux solutions: un nouveau plan, celui de la dernière chance qui serait présenté de la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard avant mercredi. Ou une entente in extremis entre les chefs d'Etat eux-même, à partir de jeudi. (Avec AFP)


 

Source : www.jeuneafrique.com

 

 

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