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Affaire Norbert Zongo

Publié le par nassaramoaga

La commémoration du 12e annivnorbert-zongo1-37811.gifersaire des assassinats de Sapouy, qui ont coûté la vie à notre confrère Norbert Zongo et à ses 3 compagnons, sera marquée le 13 décembre à Ouaga par un dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe des victimes et une conférence-débat à la Bourse du Travail. Telle a été la substance de la conférence de presse animée par le collectif le lundi 6 décembre au centre de presse Norbert-Zongo.

 

 

« La lutte du collectif contre l’impunité au Burkina Faso : une importante contribution à la lutte de notre peuple pour les libertés politiques et son émancipation nationale » ; c’est sur ce thème que la direction du collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) compte commémorer le 12e anniversaire de la tragédie de Sapouy ; un acte barbare qui a ôté la vie à Norbert Zongo, journaliste et directeur de L’Indépendant et à ses compagnons Ernest Zongo, Blaise Ilboudo et Ablassé Nikiéma.

 

12 ans donc que le collectif, créé pour la circonstance, réclame que la lumière soit faite sur cette ténébreuse affaire. Cette année, année du cinquantenaire de notre indépendance et qui sera célébrée avec faste à Bobo, la direction du Collectif va donner le ton dans la capitale.

 

Elle projette deux activités majeures dans la journée du 13 décembre 2010, à savoir un recueillement et un dépôt de fleurs sur la tombe des suppliciés de Sapouy suivis, à 8h 30, d’une conférence-publique à la Bourse du Travail. Maintenant, chaque localité a la liberté d’organiser ses manifestations qui peuvent être des meetings, des marches, des projections-débats ou assemblées générales…

 

Le président du collectif, Chrysogone Zougmoré, a souligné que la capitale ne connaîtra pas de marche-meeting ; une telle manifestation nécessite des moyens, alors que le collectif n’en dispose pas. « Pour organiser une marche-meeting, il nous faut au moins 1,5 million de FCFA alors qu’au collectif, nous n’avons pas de financement ; nous fonctionnons sur la base des cotisations des associations membres », regrette M. Zougmoré.

 

Mais pour lui, le plus important est surtout d’animer la vie politique du Burkina, et à ce sujet, nul n’ignore les mérites et les acquis récoltés par le CODMPP. Qu’à cela ne tienne, la conférence suivie de débat permettra au public de savoir que des gens se sont battus pour la justice, pour l’enracinement d’une culture démocratique dans notre pays.

 

« L’essentiel est de garder espoir et de continuer à croire que le dossier va connaître un dénouement. Donc il ne faut pas baisser les bras », souligne le président.

 

A ce sujet, Me Bénéwendé Sankara a réaffirmé que les juridictions africaines et sous-régionales sont saisies pour la diligence du dossier Norbert-Zongo. Pour lui, c’est même un acquis que de savoir que l’affaire Norbert pourra être instruite par la cour de justice de la CEDEAO et de l’UA.

 

Pendant sa déclaration liminaire, Chrysogone Zougmoré a fait une pique aux organisateurs des festivités du cinquantenaire en soulignant que le bilan politique, économique et social est délibérément occulté par la France et ses valets locaux.

 

Il a également dit avec force que les autres crimes économiques et de sang qui ont jalonné notre histoire depuis les indépendances formelles de 1960 devront être jugés, notamment ceux commis « sous le régime de Blaise Compaoré ».

 

Source: Kader Traoré ( L'Observateur Paalga )

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