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A continent malade,Présidents malades !!!

Publié le par nassaramoaga

Ce n’est plus seulement l’Afrique qui est malade. Ses dirigeants eux-mêmes sont malades. Et pas des moindres. A la tête du grand Nigeria, Omarou Yara’Adua est grabataire depuis quelques semaines. Et cela commence à inquiéter sérieusement ses compatriotes. En Guinée Bissau, c’est le tout nouvel élu, Malam Bakaï Sagna, qui est très mal en point. Après une semaine des soins intensifs à Dakar, ses proches ont été bien obligés de le référer à l’hôpital militaire Val-de-Grâce à Paris.

 

Le chef de junte militaire au pouvoir en Guinée Conakry voisin plus que de soucis à se faire. Fusillé à bout portant par son aide de camp, il a complètement disparu des écrans. Pire, il est difficile de savoir s’il toujours en vie, tellement les messages alarmants sur son état de santé circulent. En tout, les nouvelles sont diplomatiquement si emballées que rien n’est clair sur l’état de santé du capitaine Moussa Dadis Camara.


C’est vrai qu’on n’a pas coutume de parler de la santé des chefs d’Etat sur le continent. Le secret est tellement bien gardé que lorsque ces informations tombent sur la place publique, c’est presque sûr que leurs jours sont comptés. On se rappelle encore des nombreuses fausses vraies annonces du décès du président Bongo Ondimba, le dernier dinosaure à rejoindre l’au-delà. Comme lui avant sa «mort officielle», plusieurs présidents encore en fonction refusent de communiquer sur leur état de santé. Et pourtant, ils ne sont pas des supers hommes. Tôt ou tard, ils devront affronter cette réalité humaine, trop humaine. Les pays africains ont déjà trop de problèmes comme ça pour être gouvernés par des grabataires.


Source : Jeune Afrique


Présidents malades ou blessés


 

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Le président Umaru Yar'Adua qui a été soigné pour des problèmes cardiaques en Arabie saoudite n'a pas donné de nouvelles officielles depuis un peu plus de deux semaines.





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Le pré­sident bis­sau gui­néen Malam Bacaï Sanha a été éva­cué d’ur­gence jeudi soir sur Dakar et « placé au ser­vice Ré­ani­ma­tion mé­di­cale de l’hô­pi­tal Prin­ci­pal »




http://images.google.fr/url?source=imgres&ct=tbn&q=http://www.maliweb.net/news_images/Dadis-Camara542.jpg&usg=AFQjCNFzIa-CGF4jpl7yttI-deBs-sZAIQ



Moussa Dadis Camara a reçu une balle sur la boite crânienne, ce qui n'est pas anodin et risque de laisser de lourdes séquelles. Son rétablissement prendra donc sans doute du temps.

 





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Selon des indiscrétions, Abdoulaye Wade souffre de la prostate. Sa chair est cuite aussi par l’arthrose. Ses veines seraient semi-obstruées. C’est en vérité pour se soigner qu’il se rend régulièrement en Europe.

 

Ces présidents africains ne jurant que par les bistouris occidentaux



Ils sont légion, ces dirigeants africains qui meurent sur les lits d'hôpitaux étrangers. Et pourtant, ils auraient pu se soigner ou s'
http://www.leconservateur.net/Felix_Houphouet_Boigny.jpgéteindre tranquillement chez eux, surtout que chez beaucoup, les moyens ne faisaient pas défaut pour concrétiser cette volonté.

Felix Houphouët-Boigny, décédé en 1992, a construit à Yamoussoukro, son village natal, une basilique qui aura coûté, au bas mot, dix milliards de francs CFA [15 millions d'euros, ndlr]. Une clinique aux normes internationales dans son pays aurait pu cependant lui épargner de longs déplacements pour se soigner outre-Atlantique. Il est pourtant décédé dans une clinique suisse.


Le premier président du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, après une pérégrination en France et en Espagne pour des soins médicaux, s'est finalement éteint, en 1989, au Sénégal. Son corps y repose toujours dans l'espoir qu'un jour il sera transféré dans son pays.

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Mobutu Sese Seko, ancien président du Zaïre (actuelle république de la République démocratique du Congo), a érigé deux palais dignes des « Mille et une nuits » en pleine forêt équatoriale. Cependant, point de structure de santé digne de ce nom dans son pays et ce, jusqu'à la fin de son règne. Son dentiste à lui se trouvait à Nice en France, et pour le rejoindre, il mobilisait un gros Boeing. Eyadéma a rendu l'âme en plein vol, pendant qu'on l'amenait en catastrophe dans une clinique parisienne.


Comme s'il ne voyait pas à la distance pour trouver la molécule nécessaire à sa survie, il a préféré se construire un aéhttp://fmayaki.ifrance.com/biographiesk_fichiers/image003.jpgroport international à Kara pour les besoins d'atterrissage de sa flotte personnelle. La bonne politique sanitaire n'était vraiment pas le dada de celui qui assurait, la main sur le cœur, n'être jamais tombé malade… sauf de la petite dysenterie qu'il avait contractée du temps de son enfance. Même que jusqu'à ceux qui se prétendaient d'un anti-impérialisme viscéral y ont fait une exception quand il s'agissait de sauver leur peau. C'était le cas de Sékou Touré. La liste est donc très longue…


Les blouses blanches occidentales

Qu'ils sont donc très nombreux, ces chefs d'Etat africains qui ne jurent que par les bistouris et les prescriptions médicales des blouses blanches occidentales. Si fait que l'on a comme l'impression qu'ils ne font pas confiance à leurs compatriotes exerçant dans le même domaine.


Et le récent décès d'Omar Bongo à l'hôpital Quiron de Barcelone, annoncé le 8 juin 2009, vient remettre sur le tapis la question de cette maladie bien contagieuse qui ne cesse de s'étendre. Pendant que le père était interné au pays de Don Quichotte, le fils, Ali Bongo, ne se trouvait-il pas, lui, à l'hôpital Neuilly de Paris ?


Le 21 janvier dernier, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, était aux bons soins des chirurgiens de l'hôpital http://images.google.fr/url?source=imgres&ct=tbn&q=http://lh6.ggpht.com/_f-3VLDWk-lU/R6dxZ6OzDQI/AAAAAAAAA3U/x2f5lN5jUcY/s640/Blaise%2520Compaor%25C3%25A9.jpg&usg=AFQjCNE4-Q3C0FkvVxER0Q4QoPeue0e4pQmilitaire du Val-de-Grace à Paris pour soigner une cataracte de l'œil droit après l'opération de celui de gauche en mars 2008. Avant sa deuxième intervention chirurgicale, alors qu'il recevait le 4 décembre 2008 des journalistes de trois quotidiens burkinabè, rayeur, il avait dit :

« Disons que j'avais un problème de cataracte. Je me suis fait opérer de l'œil gauche, il reste le droit ; ça viendra également pour mieux voir, surtout mieux vous voir, vous, les journalistes. »

Certes, un président mérite bien des égards et ne devrait pas se faire soigner dans le premier dispensaire rencontré. Comme le disait si bien Montesquieu dans son ouvrage « L'esprit des lois », le peuple ne peut avoir les mêmes privilèges que celui qu'il a élu pour le représenter. Et l'on ne fera jamais procès à un citoyen lambda pour s'être fait administrer des soins dans une clinique qui dispose du scanner dernière génération.


Un petit rhume et en route pour l'aéroport

Néanmoins, la propension de nos dirigeants à aller ailleurs, même pour guérir d'un petit rhume, met tout de même mal à l'aise. Lorsque leur thermomètre à eux ne marque plus 37 degrés, c'est vite parti pour l'aéroport toutes sirènes hurlantes. Et ce sont les mêmes qui, plus tard, pousseront des cris d'orfraie parce que les médias se seront emparés de l'affaire.

Pourtant, la solution se trouve à portée de leur main : construire, équiper les hôpitaux nationaux et former des spécialistes. Il y a là un double avantage : cela pourrait leur éviter des déplacements éreintant et la caisse de l'Etat s'en trouverait plus épargnée. Ensuite, ces infrastructures rendraient un grand service aux populations. La plupart de nos médecins ayant étudié dans les mêmes écoles que leurs collègues occidentaux, il n'y a pas à se faire des soucis quant à la qualité des soins administrés sur place.

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Bernard Kouchner, actuel ministre des Affaires étrangères français et fondateur de Médecins sans frontières (MSF), a osé un jour dire à Omar Bongo, le regardant droit dans les yeux :

« L'hôpital qui porte le nom de ta mère est dans un état inacceptable. C'est inacceptable que tu ne fasses rien. Tu as l'argent pour le remettre en état ! »

L'ancien président gabonais l'a-t-il écouté ? Visiblement pas car le constat est toujours alarmant. Tous les rapports sur la politique sanitaire au Gabon sont implacables : centres de santé sous-équipés, absence d'encadrement, médicaments inaccessibles, couverture sanitaire insuffisante, etc. Normal, peut-on malheureusement ironiser.


Santé de fer, mais la rouille menace

L'état de santé d'un président est un sujet bien tabou. Il est immortel et doit être considéré comme tel. Que les partisans de Jacques Prévert, qui avait dit qu'on a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller, aillent se faire cuire un œuf. Là aussi, le cas de celui que les Gabonais pleurent aujourd'hui est assez illustratif.


Il faut toujours nier l'évidence. Pendant qu'il était à l'article de la mort, l'ambassadeur de son pays en France avait annoncé qu'il se reposait dans un hôpital espagnol pour se remettre du choc « d'une très forte intensité émotionnelle » causé par « le décès prématuré de sa jeune épouse », et qu'il profiterait de son séjour en Espagne pour

« effectuer un bilan de santé complet et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités ».


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Au Cameroun, Pius Njawé, directeur de publication du quotidien Le Messager, a vu son journal interdit de parution et a goûté au bagne pour avoir parlé de l'état de santé de son Président. Au cours du procès, l'avocat général près la cour d'appel, avait déclaré :

« Monsieur Njawé, même si le président de la République est malade, vous devez écrire qu'il est en parfaite santé ! »

Alors, comment voulez-vous que des immortels construisent des hôpitaux ? C'est aux mortels de le faire si ça peut bien leur rendre service.


Source : www.rue89.com

 




 

 


Commenter cet article

booobooob 15/12/2009 19:15


Tchôp Nassa,
Eh bé, Que de peine sur cette article !


Big dédicace à Chrisinti sur le Lion Of Rasta
17 titres excellents !!!
Bonne écoute brother !
+5 for U
Bonne soirée . . .
booobooob
http://booobooob.kazeo.com/