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Didier Awadi

Publié le par nassaramoaga

 



                                                                                 Didier Awadi est né à Dakar en 1969, dans une famille d’instituteurs, d’un père béninois et d’une mère sénégalaise. Touché dés l’adolescence par le virus du hip hop, il devient DJ et rappeur vers le milieu des années 80, et commence à se faire un nom au sein de la balbutiante scène locale avec son premier groupe, le Didier Awadi’s Sindycate. Au même moment, un groupe concurrent, les Kings MC, menés par Amadou Barry, alias Doug E Tee, se posent en challengers. Awadi est issu du quartier « Amitié 2 », Doug E Tee du « Liberté 6 », et à l’instar des rappeurs de New York ou de Paris, c’est une mission vitale, l’essence même du rap, que de « représenter » son quartier d’origine. La rivalité entre les deux leaders et les deux groupes aboutis à une union, en 1989, quand Awadi, soucieux d’enterrer la « hache de guerre », invite Doug E Tee à sa soirée d’anniversaire
Les deux rappeurs charismatiques de la scène dakaroise se découvrent une vibration commune, basée sur un profond respect pour les racines de leur culture et pour son histoire. Fascinés par le rap américain, ils veulent se donner les moyens de produire une musique d’une qualité équivalente en y infusant des éléments de leur culture africaine. Sur cette musique, ils veulent poser des messages forts, exprimer un rap militant, ancré dans leur propre réalité de jeunes Africains ouverts sur le monde et décomplexés par rapport à l’Occident.
Positive Black Soul est né, et renforce sa notoriété locale par le biais des concerts. En 1992, PBS enregistre un titre pour une compilation patronnée par le Centre Culturel Français, et s’y fait remarquer.

MC Solaar, en villégiature à Dakar à cette époque, les invite à partager l’affiche avec lui lors de sa tournée française. Ils reviendront jouer en France plusieurs fois, mais chez eux, la situation économique du rap est inexistante, alors il leur faut attendre 1994 pour s’autoriser une première cassette auto produite, Boul Falé. Cette production renforce leur prééminence sur le rap africain francophone et leur ouvre les portes de collaborations avec Africa Fête et le chanteur Baaba Mall, qui les introduit auprès du label Mango Island. Signés sur un label international, ils peuvent tourner à travers toute l’Europe où leurs qualités scéniques les font remarquer. Ils sortent sur ce label un premier CD, Saalam, sur lequel ils reprennent quelques-uns des morceaux qui les ont fait connaître en Afrique, puisqu’ils les avaient publiés sur les nombreuses cassettes qu’ils avaient produites depuis Boul Falé. L’album montre l’étendue de leur inspiration, la ferveur de leur militantisme, et bénéficie d’un featuring de MC Solaar. Dans les années qui suivent, Positive Black Soul imprime sa marque sur le rap international en tournant à travers l’Afrique et le monde ; ils chantent aussi bien à New York qu’a Johannesburg ou Paris. C’est au Midem de Cannes, en 1997, qu’ils rencontrent leur producteur, Van Gibbs, le père de Salam Remi, lui-même producteur des fameux Fugees. Les deux Américains mettent leur savoir-faire et leur studio new-yorkais à la disposition de PBS, qui enregistre l’album Run Cool, avec le renfort des Jamaïcains Red Rat et Ky Mani Marley (un fils de Bob) ou de la chanteuse franco – camerounaise Princesse EriK. Run Cool est distribué par la major WEA.

En 2003 sort, sur le label indépendant Night & Day, un album jusque-là disponible uniquement en cassette sur le marché sénégalais. New York – Paris – Dakar est en fait leur deuxième album, bloqué plusieurs années par Island pour des raisons contractuelles. Ils y ont invité K-mel, le rappeur d’alliance Ethnik, Manu Key de la Mafia K’1 Fry, et le « pape » du Hip Hop, le New Yorkais KRS One. Après d’innombrables concerts et tournées tout autour de la planète, Didier Awadi et Doug E Tee décident de mettre une parenthèse temporaire à Positive Black Soul, le temps de se livrer à des exercices personnels.

Pour Didier Awadi, c’est un premier album solo, Parole d’honneur, qui sort en 2001 au Sénégal uniquement, qui se révèle une réussite artistique parfaite, où le rappeur montre son panafricanisme réfléchi, abordant une multitude de thèmes cruciaux comme la dette, le patrimoine dilapidé, ou les tensions politiques.

En fin 2004, AWADI est programmé avec son groupe pour prendre part au WOMEX en Allemagne.

Quelques mois après est prévue la sortie internationale de son nouvel album solo. Cet album, signé en édition chez Sony Publishing, portera le nom de Un Autre Monde Est Possiblecar seul ou en groupe, Didier Awadi a encore des messages à adresser à la jeunesse qui l’écoute.

Une production d’une haute maturité où AWADI s’ouvre, une fois de plus, aux multiples sonorités musicales du Monde et le tout enroulé dans des textes intelligents pour un éveil massif des consciences afin que Tous ensemble nous soyons sûrs qu’UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE.

En Septembre 2006, Awadi sort au Sénégal un album intitulé « Sunugaal ». Un coup de gueule face à l’exode massif des jeunes du continent vers les côtes espagnoles dans des embarcations de fortune. Ils sont nombreux à embarquer dans des pirogues de fortune « Cayucos » et à mourir en mer. A qui la faute ?

Les dirigeants qui promettent le bonheur et qui nous servent la misère. A notre manque de foi en nos propres capacités de développement. Il faut réagir tout de suite et ne plus attendre que les solutions viennent du nord. Au-delà du drame c’est les questions du racisme, de négrophobie qui sont ici posées. Est-ce parce que nous sommes noirs « appauvris » et désœuvrés que nous n’avons pas droits aux Visas ? Nous les champions de l’accueil …

En 2007 Awadi refait surface avec une campagne contre les accords de partenariat économique que l’europe voudrait imposer à l’Afrique, les A.P.E

Accepter de signer les A.P.E qui stipulent des accords de libre échange, de libre concurrence avec les puissances et les multinationales européennes, c’est accepter que le paysan africain soit concurrencé par l’européen qui lui, est subventionné ce que l’on refuse à l’africain. C’est accepter de tuer le pêcheur, le paysan, le businessman africain, accepter de signer notre propre décret de mort. L’Afrique consciente plusieurs fois violée oppose son niet.

On Ne Signe Pas. En 2008 Awadi sort chez Mister Bongo, label indépendant britannique, l’album sunugaal une réédition avec de nouveaux titres tels que: «on ne signe pas » et « kaa konko kélé » l’hymne contre la faim face à la grave crise mondiale qui touche encore plus nos pays en voie de développement. La flambée des prix et la crise pétrolière emmène au mois de juin 2008 Awadi à faire un autre titre intitulé « wooy » cri de détresse des pauvres du monde face aux spéculateurs et aux mauvais gestionnaires de la crise.

Source(AWADI FANS sur "Facebook")



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